| C-No : Salut CM. Un touriste croisé dans la rue me dit que tu n’aimes pas les étrangers ? Plus particulièrement les Confédérés ? J’ai dû mal comprendre.
CM : Mais qu’as-tu entendu ?
C-No : Tu aurais découvert que les mayens appartiennent surtout à tes électeurs. Comme Patrick Berod, secrétaire des hôteliers valaisans, tu as calculé que 80% des propriétaires concernés par la LT sont des étrangers au canton, donc sans droit de vote en Valais. Alors sans considération de la majorité des pourvoyeurs de lits touristiques tu profiterais d’exclure les mayens des objets soumis à la Taxe Touristique d’Hébergement (TTH) pour en faire supporter la plus grande charge aux propriétaires « extérieurs ». Tu ne trouves pas ça mesquin et un message piteux ?
CM : Chut ! Je compte bien sûr profiter de nos spécialistes du marketing pour corriger cette image. Tu sais, ces gens-là auront bientôt de gros moyens et ne regarderont pas trop à la dépense. Je compte bien en profiter.
C-No : Mais… ne serait-ce pas plus judicieux de refuser la LT et de proposer une loi plus équitable pour tous ?
CM : Certes ! Mais je me suis tellement engagé dans la voie des subsides et autres aides étatiques que je ne sais plus très bien où j’en suis. De plus, comme tu sais, je dois me faire un coûteux lifting.
C-No : Et si tu questionnais la population qui te fait exister, pour connaître son avis ?
CM : Hein ! Pour qu’elle me dise de refuser la LT. Ce serait une catastrophe ! Acceptons la LT et on discutera après. La population n’aura plus qu’à baster, surtout les riches propriétaires étrangers.
C-No : Excuse-moi, je ne voulais pas t’énerver. Là je descends revoir mon ami Jean. Il faut que je te le présente un jour. C’est un type bien, qui pense à l’ensemble des acteurs et non pas à ses petits avantages personnels.
CM : Lui ? Il prétend représenter la population. Mais qu’est-ce qu’il connaît du tourisme. C’est moi l’élu, le spécialiste.
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